mardi 2 mars 2010

Le chantier à côté de l'école de la Garaye

Voici les abords de l'école tels que vous pouvez les voir sur Internet avec Google street. Toute cette zone a déjà commencé à changer (plus de voitures depuis des mois!)et va être beaucoup transformée dans les mois à venir.



Un panneau publicitaire domine le parking vide(février 2010)...

Le mercredi 3 mars et les jours suivants, le parking était rempli de véhicules de pompiers mais aucun sinistre en vue! Les pompiers utilisent simplement les locaux désaffectés de la clinique pour s'entraîner à l'évacuation d'un établissement hospitalier.

Depuis le départ de la clinique du pays de Rance (ex clinique de La Sagesse) personne ne s’inquiétait beaucoup de ce qui allait se passer à cet endroit à la rentrée 2009-2010. « L’immobilier est au ralenti, ce n’est pas demain que ce chantier va commencer », disait-on.
A l’automne, les enfants de l’école ont été intrigués par les fouilles archéologiques mais en janvier les choses sérieuses ont commencé. Tout s’est accéléré brusquement lors d’une réunion mi-janvier 2010 où il a été question d'envisager, si c'est nécessaire, de délocaliser l'école.Depuis les personnes concernées sont plus inquiètes, d'autres n'arrivent pas à croire que d'importants changements puissent se produire...Alors qu'en est-il vraiment? Toutes les solutions techniques d'un chantier en plein centre ville ont-elles été explorées? Pourquoi envisager le déménagement de l'école et pas celui des habitants de la cité Saint Charles? Le promoteur peut-il répondre aux nombreuses interrogations des usagers de l'école et des riverains? Curieusement le conseil municipal dans son ensemble n’a pas encore débattu de ces problèmes et la presse ne s’est pas émue de cette situation (Le jeudi 4 mars, un article du Petit bleu a présenté le projet mais sans évoquer les nuisances possibles, le 11 Ouest France a publié avec un peu de retard un article, il en est question tout en bas de cette page qui évolue au fur et à mesure du mois de mars).
Alors déménagement ou pas de l’école ? Voilà les questions que l’on se posait début mars.
Depuis une réunion a apporté des nouvelles un peu plus rassurantes (voir en bas de page, réunion du 16 mars)
Encore des rebondissements dans cette histoire de l’école de la Garaye.

Tout d'abord deux photos du chantier de fouilles suivies des questions des enfants de la classe du CM2 de l’école de La Garaye aux archéologues (l'une est au premier plan d'une photo).


Questions des enfants aux archéologues (22 octobre 2009)
Comment vous appelez-vous ?
-Françoise Le Boulanger (je suis responsable du chantier) et Anne-Louise Hamon.
D’où venez-vous ?
- Nous sommes de l’INRAP (institut national de recherche archéologique préventive). Notre bureau est à Rennes. Nous intervenons pour faire un diagnostic. Si on trouve quelque chose, un chantier pourra s’ouvrir plus tard après notre rapport.
Pourquoi rebouchez-vous les trous ?
- C'est d’abord par sécurité et ensuite pour ne pas abîmer les vestiges.
Avez-vous trouvé des squelettes de dinosaures ou des fossiles ?
- Il n’y en a pas dans cette région, mais on a découvert des os d’animaux (cochons, moutons, sangliers). Ils étaient jetés après les repas par des gens dans leur jardin.
Vous auriez découvert des ruines romaines ? !
- non, il n’y a pas de ruines romaines, il y avait juste des murs de jardins enfouis sous la terre. Tout était déjà sur un cadastre qui date de 1811. Sous les jardins, on trouve des carrières de granit. Elles servaient à extraire des pierres pour construire peut être les remparts ou les bâtiments du quartier (école, clinique, maisons…).
Qu’avez-vous trouvé d’autre ?
- Du carrelage bleu blanc et noir, qui vient d’une vieille maison qui a été détruite en 1999 !
Est-ce que des choses seront exposées dans un musée ?
-Non, ce que nous avons trouvé n’est pas assez important.
Allez-vous détruire la clinique ?
-Non, notre équipe ne s’occupe pas de ça, nous sommes archéologues.

Le travail des archéologues terminé,le promoteur a pris place.
Trois documents sur le projet à venir avec un plan où on voit les bâtiments qui sont gardés et les nouveaux qui seront construits:



La photo ci-dessus montre une partie de la cour de l'école du côté rue de la Garaye.
Le lien, http://www.sacib.com/flash/flv5476.html ,copié dans votre moteur de recherche vous permet de visualiser une courte vidéo sur le projet. Mais revenez ensuite sur le blog!

Enfin, ce compte-rendu vous donne une idée des problèmes soulevés par la réalisation de cette résidence. Cette information a été distribuée à tous les parents de l'école.

Une première réunion s’est déroulée le jeudi 14 janvier 2010 (de17h30 à 19h15) à l’école dans la salle de la bibliothèque au sous-sol. Étaient présents environ 20 parents de l’école, 4 enseignants (Jeanne Le Neindre, Nadia Benmostefa, Richard Fortat et Renaud Nelou le directeur) ; Brigitte BALAY (adjointe aux Écoles) ; Françoise ILLES (adjointe à l’Urbanisme) ; Jean-Marie BAJOT (adjoint aux Travaux), Jean-Pierre GUEVEL (responsable du Centre Technique Municipal) ; Hervé PRIE (responsable du Service Enfance Jeunesse et des Affaires scolaires).
Françoise ILLES a présenté le projet de réalisation de 100 logements (sur plusieurs immeubles) à l’emplacement de l’ancienne polyclinique entre la rue de la Garaye et la rue de la Sagesse. Il s’agit d’un projet privé (promoteur : M.QUINTIN, société SACIB/SOFIPRO).
Le but de cette réunion était d’expliquer le projet et ses conséquences à court et long terme.
De nombreuses interrogations (notamment autour de la sécurité des enfants) et des attentes ont été exprimées. Des explications ont été données et des solutions ont été envisagées.
Il a été prévu une autre réunion entre Mairie et Ecole pour début mars 2010.
Les réunions entre la Mairie et SOFIPRO se poursuivront aussi dans ce laps de temps.

1. Question sur la durée et déroulement des travaux et commentaires :
M. QUINTIN a indiqué un possible début des travaux en mars 2010. Mais cela est-il réaliste ? Les élus reçoivent de nouveau M. QUINTIN très prochainement pour connaître la date (et obtenir des réponses aux interrogations ci-dessous)
La durée des travaux est d’environ 3 ans (jusqu’à 5 ans possible).
Ils commenceront par la création d’un parking souterrain de 2 étages, puis plusieurs immeubles comprenant un rez- de-chaussée et 3 étages. Les bâtiments les plus proches de l’église Saint-Malo seront conservés. Une rue sera créée entre la rue de la Garaye et la rue de la Sagesse, longeant l’école et permettant des trottoirs et des stationnements minutes et handicapés.
Un trottoir large sera créé tout au long de cette parcelle, rue de la Garaye, permettant un cheminement sans changement de trottoir et mettant en valeur l’église Saint-Malo.
M.QUINTIN ne peut apporter de phasage précis des travaux actuellement.
Rappel : c’est une exigence et une obligation. Les élus y sont vigilants.

2. Nuisances sonores du chantier et conséquences sur le travail et la sieste des enfants
Crainte du bruit tout au long du chantier (terrassement et fondations notamment, construction, rotations de la grue, circulation de camions et d’engins de chantier,..) avec impossibilité prévisible de repos pendant la sieste des enfants dans l’actuelle salle de repos, de perte d’attention en cours, voire d’impossibilité de faire cours et de pouvoir aller en récréation dehors.
- Demande de pose d’instruments de mesure dans toutes les salles de l’école pour mesurer et enregistrer les nuisances sonores et pouvoir réagir si les nuisances sonores maximales sont dépassées.
- Rechercher les seuils de tolérance de nuisances sonores (à proximité des écoles, habitation)
- Voir si le promoteur peut prendre à sa charge l’installation de doubles vitrages sur les fenêtres (doubles vitrages provisoires ? accord Architecte Bâtiments à voir, un double vitrage atténuera-t-il les décibels les nuisances sonores ?)
- lors d’un conseil d’école spécialement dédié à ce sujet, parler de la délocalisation de certaines activités de l’école (la sieste dans les salles du sous sol de l’école, la cour de récréation sur un terrain délimité et sécurisé aux Petits Fossés.)
- travailler en phase et en concertation avec le déroulement du chantier (souhait de tous les participants : les travaux de creusement des parkings devraient se faire lors des congés d’été 2010)
- B. BALAY et H. PRIE proposent d'envisager une délocalisation de l’école, notamment dans les locaux rénovés et aux normes du Manoir des Réhories (CLSH 7-14 ans) le temps des travaux de creusement des fondations. Il pourrait être réfléchi à un bus qui amènerait les enfants de l’école de la Garaye au Manoir des Réhories. Il y de l’espace, du calme, plusieurs salles, une cour de récréation fermée….. Les parents ne semblent pas très favorables à cette solution mais il est vraiment souhaitable d’y réfléchir en fonction des réponses sur les nuisances sonores et autres, qui seront incontournables.

3. Conséquences du chantier sur le fonctionnement de l’école (récréation, cours, ensoleillement de la cour de récréation…..) Interrogations des parents sur les nuisances potentielles sur la santé des enfants, due au creusement du parking et de la démolition des bâtiments.
Interrogations des parents sur la sécurité des enfants par rapport à la grue (il y a quelques années, décès d’une élève dans une autre ville quand la grue est tombée dans la rue)

Les immeubles construits empêcheront-ils l’ensoleillement de la cour ?
- Les élus vont demander à Mr QUINTIN un photomontage des immeubles vu de la cour de l’école de la Garaye. Ne pas oublier qu’une large rue séparera l’école des bâtiments et que nous sommes en Centre Ville.
La poussière due au chantier (démolition, creusements, transferts de gravats et des terres par les camions….)?
- Installer des palissades suffisamment hautes pour ne pas avoir de vues directes sur l’école pendant les travaux ?
- Délocaliser le lieu de récréation vers une zone sécurisée des Petits Fossés ?
- Délocaliser l’école pendant les premiers mois du chantier ?
- Y-a-t-il eu un « désamiantage » préalable des bâtiments à démolir ? : c’est une obligation légale (réponse M. Guevel)
-Y-a-t-il un risque d’exposition aux radiations, due au fait que les bâtiments étaient une clinique avec un service de radiologie et que la roche en Bretagne est du granit (question d’une maman) : clairement NON (mais la question sera posée à M. QUINTIN)
- si un enfant est asthmatique, que fait-on ? en lien avec la médecine scolaire, il pourra lui être proposé un changement d’école (réponse B. BALAY)
Crainte des vibrations lors du creusement des fondations de l’immeuble (bruits, fissures des murs , ….)
Le promoteur est tenu de réaliser un constat d’huissier sur les bâtiments avant le début du chantier. (école, église Saint-Malo ….)
Où sera installée la grue ?
-assurance d’un parfait montage et de vérification par le maître d’ouvrage.
-un responsable sécurité est obligatoire légalement sur le chantier, en cas d’intempéries violentes, la grue est mise en sécurité.

4. Conséquences sur la circulation pour la sécurité des enfants de l’école de la Garaye, des collégiens et lycéens des Cordeliers, des riverains et Dinannais ainsi que le stationnement des résidents de la cité Saint Charles, rue de la Sagesse.
Commentaires :

Une exigence commune : Assurer une parfaite sécurité des abords de l’école en différenciant absolument le circuit des piétons et des élèves du circuit des véhicules travaillant sur le chantier
-augmenter la présence de la police municipale et du personnel municipal du Service Enfance Jeunesse aux entrées et sorties des écoles.
-proposition des élus que le conseil d’école de la Garaye réfléchisse à la présence de parents ou grands parents bénévoles aux entrées et sorties des écoles.
-Garantir la possibilité de stationner pour les parents et enseignants
(en réservant un certain nombre de stationnement le temps du chantier, notamment à l’arrière de l’école).
-Faire entrer les élèves par l’entrée arrière du bâtiment de l’école, donnant sur le parking.
-avoir un suivi rigoureux, réactif et modifiable du plan de circulation dans cet espace (rond point de la Garaye, rue de la Garaye, rue du Chanoine Meissner, rue de la Sagesse, parking à l’arrière de l’école) en fonction des différentes phases des travaux : Lucien Laplanche est l’adjoint en charge de la circulation.
-réfléchir avec les Cordeliers et l’école de la Garaye au stationnement des cars amenant les élèves aux activités
-interdire la circulation des engins de chantiers dans le centre ville (Grand rue, rue de la Sagesse)

5. Qui pourra-t-on contacter en cas de nuisances ?
- Un groupe de personnes référentes sera chargé de centraliser les questions (même urgentes) / chantier et à ses nuisances pendant ces 3 ans : il comprendra des élus, le directeur de l’école de la Garaye (M. NELOU), Le responsable du Centre Technique Municipal (M. GUEVEL) et les responsables du chantier. Chacun aura les coordonnées téléphoniques et mail des autres membres de ce groupe.
- Les élus s’engagent à organiser régulièrement des réunions d’explications et d’échanges avec les parents de l’école de la Garaye, les responsables des Cordeliers et Dinan Codi Habitat (Saint Charles proche)

6. « Comment peut-on faire pour faire bloquer le chantier ?» (question d’une maman).
A cette question, d’autres parents, personnel de l’école et élus répondent qu’il n’est pas question d’être dans l’opposition à ce projet mais bien de travailler en concertation, en amont et tout au long du chantier, pour trouver des solutions aux nuisances probables des premiers mois, notamment.

Conclusion personnelle: Toutes les personnes présentes ont pris conscience lors de cette réunion de l’importance de ce chantier et de ses éventuelles conséquences sur le devenir de l’école.
Espérons que nous n'aurons pas à mettre en place un plan B qui aurait pour effet d'éloigner la dernière école publique du centre-ville. Des avis pris auprès d'architectes de Dinan me font dire que des solutions sont envisageables pour faire cohabiter des travaux avec les personnes qui continuent de vivre aux abords du chantier. Par exemple la salle de sport du collège Roger Vercel, qui a nécessité de gros travaux en profondeur dans le roc, a été réalisée alors que le collège continuait de fonctionner... A suivre (ci-dessous la première partie d'un article publié le 11 mars. On dirait presque de la publicité mais bref... Dans une deuxième partie René Benoit précise que le promoteur a répondu favorablement aux demandes qui avaient été faites. Thierry Barrassin, le président des parents d'élèves, se réjouit qu'une cohabitation entre le chantier et l'école semble maintenant possible)

Jeudi 11 mars 2010. Ouest FranceLes travaux vont commencer début avril sur le site de l'ancienne polyclinique du pays de Rance. Une offre en logements très attendue dans le centre de Dinan.
Rachetés en 2005 par le PDG de la société Sofipro, Jean-Claude Quintin, en partenariat avec la Sacib de Saint-Malo, les terrains et les murs de l'ancienne polyclinique du pays de Rance vont connaître une nouvelle jeunesse avec la construction d'une centaine de logements. Une transformation et une mise en valeur du quartier qui répondront en outre aux besoins en logements du vieux Dinan.
Entre l'église Saint-Malo et les maisons du XVIIIe siècle, le parc du Comte-de-La-Garaye accueillera des maisons prévues pour s'intégrer au cadre architectural, en accord avec l'architecte des bâtiments de France. Une partie de l'ancienne polyclinique et les deux chapelles seront conservées, pour garder la trace d'une histoire patrimoniale qui remonte à 1751, date de la construction du couvent des sœurs de la Sagesse. « Nous aurions pu ne garder qu'une façade, c'était plus simple. Mais nous avons préféré ne démolir que les intérieurs pour une véritable réhabilitation lourde », reconnaît Jean-Claude Quintin. Quoi qu'il en soit, cette partie de l'opération ne commencera qu'après une première phase de construction qui, elle, débutera au mois d'avril.
« Des habitations de très, très grande qualité »
Pour la majeure partie, c'est-à-dire 68 logements sur 96, il s'agira de construire du neuf à la place de l'ancien, soit près de la moitié des anciens bâtiments. Du neuf, mais avec une architecture sur trois ou quatre étages, l'utilisation de pierre et de bois, l'emploi d'enduits en harmonie avec les façades du XVIIIe siècle... Tout sera fait pour donner un cachet de noblesse au projet. Standing ? « Le mot a tellement été dévoyé que je ne veux pas l'employer. Mais disons que nous aurons des habitations de très, très grande qualité », assure Jean-Claude Quintin. Les matériaux répondront aux normes les plus élevées, notamment en ce qui concerne l'isolation thermique et phonique.
Un parking sur deux niveaux est prévu pour accueillir les véhicules des résidants. Une rue longera l'école de La Garaye. Des jardins paysagers orneront le nouveau quartier. Le promoteur est satisfait de la commercialisation qui commence assez bien, malgré l'état du marché. « Il faut dire que dans le centre de Dinan, il n'y a pas tellement d'opportunités ». Les prix vont de 2 700 € à 3 000 € le m2.
Pour tous renseignements : tél. 02 99 40 47 76 ; www.sacib.com
Alain BIHEL.
Ouest-France

Lors de la dernière réunion le 16 mars en présence des parents élus au conseil d’école et des enseignants, l’adjointe au maire Madame Balay a présenté les informations récentes sur les travaux à venir.
Le maire et plusieurs adjoints ont rencontré le promoteur et les responsables des entreprises qui travailleront sur le chantier.
Des réponses ont été données pour rendre supportable la cohabitation entre le chantier et l’école. Plusieurs garanties sont données :
-les entreprises vont tenir compte (dans la mesure du possible) des temps de vacances scolaires pour effectuer des travaux bruyants et à risque (le montage de la grue se fera en juillet)
-des barrières hautes de deux mètres sépareront le chantier de la cour de récréation
-Les camions ne vont pas circuler aux entrées et sorties scolaires

Dans ces conditions, il n’est plus question de déménager l’école. Les usagers ont malgré tout intérêt à rester vigilants sur le déroulement des opérations à venir…

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