samedi 6 février 2010

Nouveautés février 2010

De bonnes surprises sur l'histoire de la Garaye nous attendent dans ces pages.
à découvrir
Dans les pages de février 2010:
- Le témoignage de Marcel Boissière, élève en 1924.
- 3 nouvelles institutrices de 1924 avec leur classe.
- 1 photo de l’école maternelle en 1924-1925
A noter aussi:
- Dans les pages de janvier 2009, un nouvel article sur le comité de patronage de l'école.

Pour vous aider, un nouvel outil:
- un moteur de recherche Google interne pour ce blog. Pratique pour trouver un nom !

A suivre au mois de mars,tout ce qu'il faut savoir sur le chantier du "Parc du comte de la Garaye" et ses conséquences sur le devenir de l'école...

Rencontre avec Marcel Boissière


Marcel Boissière est né le 3 mai 1921 à Dinan. Comme il nous l'explique, il a été élève à la maternelle de la Garaye. Il n’a pas quitté par la suite le milieu de l’école. De la fonction d’instituteur (adepte de la pédagogie Freinet), il a été amené à exercer d’importantes responsabilités auprès des enfants en difficulté.
En retraite,il profite avec son épouse d'une maison proche de Dinan et de son grand parc qu'il faut entretenir. Il se passionne pour la généalogie, l'histoire et consigne par écrit ses souvenirs. Découvrant après sa parution le livre sur l'école de la Garaye, il prend contact pour transmettre quelques documents. Cette rencontre permet maintenant de partager avec vous deux petits trésors qui viennent s’ajouter à cette mémoire de l’école de la Garaye. Deux photos des années 1924-1925 et le témoignage qui suit font notre bonheur :
« … à l’époque de mes trois ans; il allait falloir songer à l’école, à l’école maternelle bien sûr. Mes parents avaient le choix, car il y avait, rue de la Garaye, deux écoles proches de notre domicile : l’une, école privée, tenue par des sœurs voilées de blanc et tablier bleu clair, où se donnaient rendez-vous les jeunes enfants de la bourgeoisie de Dinan et à l’autre extrémité de la rue, la Maternelle publique du peuple dinannais où se côtoyaient toutes les classes sociales ; les élèves y étaient nombreux « C’est la fourmilière ! » avait dit ma mère.
Mes parents avaient des ambitions pour leur fils et tout naturellement on m’inscrivit à l’école des « Sœurs de la Sagesse » … mais voilà, dès les premiers contacts je me sentis mal à l’aise dans cette atmosphère et au bout d’une semaine, je pleurais sans arrêt puis refusais catégoriquement d’y retourner, « je veux aller à la fourmilière ! »
Était-ce mon atavisme peuple ou bien déjà ma vocation laïque qui parlaient ? Toujours est-il que me voilà à l’école communale, bien reçu par la bonne directrice mademoiselle Ollivier dont je garde un souvenir ému ; je m’habituai fort bien à cette nouvelle ambiance où je fis des progrès sensibles dans toutes les matières scolaires et ludiques, à tel point qu’avant de quitter l’école maternelle, je savais déjà lire à cinq ans. »

La noce bretonne.1924-1925


Marcel Boissière (le marié)est le 4ème au premier rang en partant de la gauche,à côté de lui (la mariée):Laetitia (nom de famille Baudet, mais ce n’est pas certain)
Année 1924-1925.
L'histoire de cette formidable photo nous est racontée par Marcel Boissière lui-même:
"...., lors de la fête de l’école ayant pour thème, « une noce bretonne », je fus choisi pour figurer le marié ; la mariée était une adorable fillette, prénommée Laetitia ; sur la photo qui a longtemps orné le hall de l’école- et dont m‘a fait présent bien plus tard la directrice, Laetitia se penchait amoureusement sur mon épaule ; pour l’occasion ma mère m’avait confectionné un magnifique gilet vert d’eau, orné de strass et de dentelles, un fuseau noir et chaussé de souliers vernis à boucles d’argent, me transformant en un petit breton d’opérette..."

Photo de Bernard Rouellé,costumé en breton pour un spectacle à l’école maternelle de La Garaye en 1929.

Photo de l’école maternelle. 1924-1925


Sur cette photo figurent les trois classes de l’école maternelle et les enseignantes. 1924-1925
Mlle Ollivier, directrice de l’école maternelle
Juste en dessous d’elle, le garçon s’appelle Bastard (il est devenu un bon joueur de foot par la suite…)
Mme Hervé, institutrice adjointe et deux places après sur le même rang, avec un pull clair et une abondante chevelure, Marcel Boissière.
Mme Blanchard, institutrice adjointe (tout à fait à droite, à peine visible)
C'est la première fois que des photographies de ces trois institutrices sont publiées.