jeudi 2 décembre 2010

Nouveautés Décembre 2010, Janvier Février 2011

- L'histoire de toutes les écoles de Dinan a un réel intérêt. Depuis plusieurs années, j'ai collecté, en parallèle de l'école de La Garaye, des documents sur l'école des garçons (appelée aussi l'école de la rue Waldeck puis l'école Honoré Le Dû).
Personne n'avait encore consacré assez de temps pour établir la biographie de M. Honoré Le Dû… C'est maintenant chose faite, justice lui est rendue avec la complicité de la publication Le Pays de Dinan.
Vous pouvez donc découvrir la vie de cet homme de conviction dans l'édition 2010 du Pays de Dinan...(couverture ci-dessous). Cet article figure au milieu de passionnantes recherches sur l'histoire locale (la Porte de Brest, les petits et Grands Fossés, le seconde guerre mondiale, Auguste Pavie et les éléphants...)
L'ouvrage est disponible à la bibliothèque municipale et dans les bonnes librairies.

- 32 albums photos sont disponibles sur Picasa Albums. D'autres sont à venir...
J’espère qu’ils vous apporteront satisfaction. Sélectionnez ce site dans vos favoris pour pouvoir y revenir....

http://picasaweb.google.com/116495843814626046062

Notez en particulier :
.1867 : création de l'école publique des filles (Nouveau)
. 1879: la campagne de presse pour l'ouverture d'une école de filles (Nouveau)
. 1906-1913: Léon Hamonet à Dinan (Nouveau). 1914-1915 : ouverture d'une crèche à l'école de la Garaye (Nouveau)
. 1914-1918: les actions des écoles de filles de Dinan pendant la guerre 14-18 (Nouveau)
.2008: la sortie du livre (Nouveau)
· 2010 Juillet à décembre : Sur le site de l'ancienne clinique de la Sagesse, le chantier et la construction de la résidence "Le parc de La Garaye". Mise à jour régulière!
Vous trouverez ainsi des images du chantier et de l'école sous la neige...


- Un outil nouveau et pratique : sur le côté droit du Blog, figurent maintenant les articles les plus consultés...

-Sur le site Scribd: deux nouvelles listes d'élèves de l'année 1882. Les filles de l'école communale (école de La Garaye) et les enfants de la salle d'asile (maternelle). Ce travail de bénédictin est l'oeuvre de Gilles Le Saux ! Vous y trouverez les noms, prénoms, date de naissance et adresse de ceux et celles qui se trouvaient à La Garaye il y a presque 130 ans !

Ces documents sont téléchargeables et imprimables en allant sur

http://www.scribd.com/livre_garaye3183

-En mai 2010 (voir archives du Blog), nous avions évoqué la personne de Mlle Leclerc’h (Directrice à la Garaye du 1er janvier 1907 au 1er octobre 1921.En retraite le 30 septembre 1930. Le 1er octobre 1921 elle était devenue ensuite directrice de l’école Chauffepieds à Dinan). Mlle Leclerch habitait rue du Val de Rance à Dinan.

Léonie Leclerc'h aurait eu une fille adoptive métisse togolaise qui était en fait sa nièce (puisque la fille de son frère Ernest alors militaire de carrière et en poste au Togo). Elle s’appelait Marguerite. Une internaute de la région parisienne, en parenté avec Mlle Leclerc'h, est par hasard arrivée sur le Blog. Elle a découvert de nombreuses informations qu'elle ignorait. Elle nous envoie une photo de Marguerite et lance un appel pour savoir si elle a eu des descendants et serait intéressée par des témoignages? ....L'appel est lancé !
Mme Urvoy a réagi à cet appel: "Je me souviens qu'elle était surveillante (ou répétitrice) au collège de jeunes filles rue Broussais. On disait qu'elle était la nièce des demoiselles Leclerc et que son père était officier en Afrique. C'était une jolie métis (on disait alors mulâtre). Il avait envoyé sa fille pour qu'elle soit élevée en France. Je ne sais ce qu'elle est devenue ensuite... sa présence dans notre ville était un évènement dont parlaient les dinannais."

Le peintre Léon Hamonet à Dinan

Le peintre Léon Hamonet a représenté la sortie de l'école de La Garaye sur plusieurs tableaux (Deux oeuvres de 1909 et 1911 ont été publiées dans le livre sur l'école). Il a vécu Villa des Ormes, rue Leconte de Lisle à Dinan. Ce peintre (1877-1953) avait l’habitude de prendre ses quartiers d’hiver à Dinan (de 1906 à 1913) puis retournait à Erquy où il résidait. C’est durant cette période qu’il a réalisé des toiles du Jerzual, des bords de rance, de la sortie de l’école de La Garaye et des croquis des environs…

En contact avec l’association des amis du peintre depuis plusieurs années, j'ai convié le président de l’association (M. Savidan) début décembre avec M.Vilbert pour mettre au point cette exposition. M. Savidan s’est montré ravi que l’on mette en valeur cette période de la vie de Léon Hamonet car elle a été marquante dans l’évolution du travail de l’artiste. Une sélection d’une vingtaine d’œuvres sera présentée avec pour thème Dinan mais aussi de très belles huiles et aquarelles de la Côte d’Emeraude.

Les organisateurs lancent un appel aux particuliers qui possèderaient des œuvres du peintre (Contacter M.Vilbert à la bibliothèque municipale).

(ci-dessous Loïc René Vilbert, Richard Fortat et Henri Savidan, président de l'association des amis de Léon Hamonet). Vous pourrez ainsi voir au printemps les originaux du peintre et découvrir l'étendue de son talent (aquarelles, huiles, croquis...).


Un album Picasa (adresse ci-dessous) contient quelques documents sur le peintre à Dinan.

http://picasaweb.google.com/116495843814626046062


Le site des amis de Léon Hamonet est à découvrir d'urgence


http://www.leonhamonet.fr/




L'école de La Garaye pendant la guerre 14-18

à découvrir:
-un nouvel album sur l'ouverture de la crèche en 1914 à la Garaye. C'est l'intégralité du texte paru dans le Petit bleu (11 novembre 2010).
Un grand merci à ce journal local qui a donné une place de choix à ce travail de recherche au moment du 11 novembre. Ce sujet avait été abordé trop rapidement dans le livre par manque de place et d'avancée dans les recherches. En 2012, il y aura de quoi écrire sur les actions dans les écoles au moment de cette même période....Sur le site ci-dessous vous pourrez lire sans peine l'article ou l'imprimer :


-un autre album sur les actions menées par les écoles de filles de Dinan pendant la première guerre mondiale (documents inédits).

samedi 2 octobre 2010

Novembre 2010

En octobre et novembre:

- de nouveaux témoignages d'anciennes élèves

-un album photo 1986-1990: Le retour dans les murs

- un document sur la rentrée en maternelle en 1910...

-des documents sur les actions des écoles de filles de Dinan pendant la guerre 14-18 et un album photo sur Léon Hamonet à Dinan de 1906 à 1913


Tout ça peut sembler loin... et pourtant, le vendredi 1er octobre, Martine Hamonet, la petite fille du peintre Léon Hamonet a découvert en visitant Dinan que c'était l'école de La Garaye qui était représentée sur le tableau de 1911 de son ancêtre (L'oeuvre a été publiée dans le livre) !!! Il a vécu Villa des Ormes. Nous avons regardé (sous la pluie!) dans une rue proche de l'école où le peintre avait pu s'installer... Léon Hamonet a aussi dessiné et peint sa nièce à plusieurs reprises avec en toile de fond l'école de La Garaye.

L'idée de monter une exposition sur ce peintre dans sa période dinannaise avance avec le concours de la Bibliothèque municipale...


1911-2010 des hasards, des rencontres... C'est tout l'intérêt aussi de ce Blog...

Vous pouvez ainsi poser des questions, proposer des documents personnels ou apporter votre témoignage sur vos souvenirs d'école.
Écrire à : richard.fortat@laposte.net




Liste des 32 albums photos disponibles

32 albums photos sont maintenant disponibles sur Picasa Albums. D'autres sont à venir...
J’espère qu’ils vous apporteront un meilleur confort d’utilisation que sur le Blog. Sélectionnez ce site dans vos favoris pour pouvoir y revenir....

http://picasaweb.google.com/116495843814626046062

· 1848: rapport sur l'instruction des filles dans les Côtes du nord
· 1855 : l’intégralité des 161 pages du cahier du comité de patronage de l’école de La Garaye. Dinan (La transcription téléchargeable et imprimable est disponible à l’adresse suivante) http://www.scribd.com/livre_garaye3183
. 1857 : extrait d'un livre de Luigi Odorici sur les débuts de l'école maternelle La Garaye (salle d'asile)
· 1881: dossier sur la construction de l'école
· 1882: liste de tous les élèves de l'école (maternelle et primaire)
· 1899 : registre d'inscription (477 noms)
· 1909 : cahier Gabrielle Brasset (école de La Garaye. Dinan)
. 1906-1913: Léon Hamonet à Dinan (Nouveau)
· 1910 : registre d'inscription (maternelle)
· 1913 : cahier Marie Cocheril (école de La Garaye. Dinan)
. 1914-1915 : ouverture d'une crèche à l'école de la Garaye (Nouveau)
. 1914-1918: les actions des écoles de filles de Dinan pendant la guerre 14-18 (Nouveau)· 1914-1918 : l'école pendant la 1ère guerre mondiale
· 1934 : cahier de couture Paulette Rouellée (école de La Garaye. Dinan)
· 1940 à 1942 : les écoles sous l'occupation
· 1948 : Méthode de lecture
· 1948 : Cahier de maternelle
· 1948 : Inventaire de l'école maternelle
· 1950 : cahier Gilles Scardin
· 1951: cahier Gilles Sardin
· 1960 à 1970 : fêtes de la jeunesse, articles Ouest-France (La qualité insuffisante de certaines photos n’avait pas permis de les publier dans le livre)
· 1970 à 1980 : fêtes de la jeunesse, articles Ouest-France
. 1986-1990: Le retour dans les murs (Nouveau)
· 1999 : travaux de rénovation de l'école (intérieur et extérieur)
· 2010 Avril à septembre : la démolition de la clinique de la Sagesse. Mise à jour régulière! (actualité complétant la page de mars du Blog)
· 2010 : Don d'une oeuvre d'Yvonne Jean-Haffen
. 2013 : Maquette de l'école
. 2013 : Conception et présentation de la maquette

Boîte à souvenirs


Ces témoignages complètent certains publiés dans le livre. D'autres sont totalement inédits et sont le fruit de contacts établis avec ce Blog . Nous pouvons continuer d'en publier....

Ce premier témoignage retranscrit librement des souvenirs dont Mme Paulette Rouellé se souvient à propos de sa mère, Marie Cocheril.

1907- 1916. Marie Cocheril
J’ai passé mon certificat d’études à 12 ans en 1913. De 1913 à 1916, j’ai préparé mon Brevet Élémentaire avec Mlle Leclec’h. Cette institutrice gardait ses meilleures élèves et les préparait au Brevet Élémentaire. Malheureusement Mlle Leclec’h a été obligée de prendre un long congé en 1916 et sa jeune remplaçante n’a pas pu continuer la préparation au Brevet. De plus à cette date, je suis restée orpheline. J’ai été obligée d’abandonner l’école (si prêt du but !!!) et d’aller travailler. A cette époque avec le Brevet Élémentaire, j’aurais été institutrice. Je suis devenue employée dans une chapellerie, je me suis mariée et c’est ainsi que je suis devenue Madame Rouellé ».

1928-1929 (maternelle) et 1929-1935 (primaire). Paulette Rouellé
Mon meilleur souvenir c’est dans la classe de Mlle Frélicot en CM et surtout en Cours Supérieur. Notre institutrice a mis en place une bibliothèque dans la classe. C’était une révolution ! Je prenais trois livres par semaine, trois livres que je dévorais avec plaisir à la maison. Mais ma mère a voulu arrêter tout ça car je ne faisais rien d’autre…
Je me souviens aussi qu’en maternelle, on faisait une belle fête de Noël mais en primaire c’était fini. Ma mère, qui avait été élève 20 ans avant, m’avait raconté qu’elle jouait le jeudi dans la cave de l’école car elle était copine avec la fille d’une institutrice. On rentrait dans la cave par une trappe à l’extérieur du bâtiment, du côté de la rue de la Garaye. C’est là qu’on entassait le bois de la réserve.
Mon pire souvenir c’est l’éducation physique, je n’ai jamais aimé ça ! Je crois qu’il y avait une personne (M. Jézecquel ?) qui faisait l’éducation physique dans toutes les écoles de Dinan.

1935 à 1941 Marie Closier.
Mes instituteurs et institutrices s’appelaient Mme Lefebvre, Mme Boulanger, Mme Huet, Mme Frélicot. Le jour de l’inscription à l’école, Mme Lefèvre m’avait prise sur les genoux pour me faire lire avec la méthode Boscher. Je savais tout car là où j’étais avant les plus petits étaient mélangés avec ceux du CP ;
Mon meilleur souvenir c’est le jour du Certificat d’études à l’école Honoré Le Du. Je n’étais pas très grande et on m’a dit , croyant que j’étais très jeune « tu reviendras ce soir chercher ton grand frère ou ta grande sœur »
Mon pire souvenir c’est en avril 1941, parce que, distraite au moment d’un exercice de grammaire, Mlle Frélicot me mit dans la 2ème Division et me menaçait de ne pas me présenter au certif (certificat d’étude), alors que j’étais une très bonne élève. Souvenir atroce, mais non exécuté, dieu merci !
Ce qui me plaisait à l’école : les récréations, les copines, les jeux dans le petit jardin après la cantine . Ce jardin se trouvait en dessous du banc de la petite critique et on jouait en particulier dans un arbre formidable qui avait des branches basses.
Ce qui ne me plaisait pas c’était d’avoir trop de travail pendant les vacances (par exemple100 problèmes à chaque période de vacances!)
Le midi à la cantine ce que je préférais c’était la morue le vendredi.
Mes jeux préférés dans la cour étaient : la corde à sauter, la marelle, Mère veux-tu ?… et ce qui m’amusait était de voir les 4 maîtresses qui marchaient ensemble et se retournaient d’un seul geste.
Je me souviens que les troupes allemandes étaient à Dinan depuis le 17 juin 1941 mais nous étions partis de Dinan car tout le monde avait peur Alors, en septembre 1941 après l’école de la Garaye, je suis entrée en 6ème à Broussais. Mais hélas ce fut une année fichue car l’armée allemande occupait le collège Roger Vercel (le collège de garçons)et les garçons venaient à Broussais tous les matins. Les filles n’avaient cours que l’après midi mais sont on allait se promener sur les petits fossés car les heures de cours étaient quasi inexistantes, Ayant perdu
cette année, mes parents me mirent à Notre Dame de la Victoire, je voulais être institutrice. Si par la suite et les circonstances de la vie, j’ai enseigné dans les écoles et collèges catholiques, j’ai toujours prôné les qualités et les valeurs des « deux écoles ». Oui, j’ai eu une profonde et reconnaissante « estime » pour les deux formes d’études et mes enseignants. J’ai beaucoup œuvré à l’union des écoles et des enseignants et au respect entre les écoles privées et publiques.
J’ai beaucoup d’estime pour Mme Frélicot qui avait un respect de la liberté religieuse (elle ne disait jamais rien quand on devait s’absenter pour le catéchisme ou la retraite de communion). Quand les filles de l’école privée (qui se trouvait à l’emplacement de la salle Beaumanoir) nous jetaient des cailloux, elle nous disait toujours de ne pas répliquer. Elle avait une morale très juste, une ouverture au monde et de la bonté envers tous.
J’ai un excellent souvenir de l’école de la Garaye.

1943 à 1950 Monique Guégan.
Mes instituteurs et institutrices s’appelaient Mesdames Sillard, Nottelet, Chollet, Letroyer.
Mes copains et mes copines étaient Odette Lebonniec, Marie Thérèse Allix ; Yvette Doucet, Françoise Bézie, Hélène Hervo…
Mon meilleur souvenir c’était d’avoir la croix épinglée au revers du manteau les trois quarts du temps
Mon pire souvenir ce sont les batailles de boules de neige à la sortie de l’école avec les garçons des autres écoles qui nous attendaient dans le « pas de Mail »
Ce qui me plaisait à l’école c’était l’apprentissage de la lecture, du calcul et les dictées.
Ce qui ne me plaisait pas : les récréations, la corvée mensuelle pour l’entretien, le nettoyage et la préparation du poêle à bois pour le chauffage avant l’entrée de l’école le matin.
Mon jeu préféré dans la cour était la balle et la marelle.



1946. Jeanne Chesné
Les parents de Jeanne Chesné se sont mariés à Dinan en 1938 et ont ensuite déménagé à Brest. C’est là qu’est née Jeanne, le 12 juin 1940. Mais à cause de la guerre, ses parents reviennent dès 19141 dans la cité médiévale. La famille résidait au 47 de la rue de St Malo. Cette rue, c’est celle de « la commune libre » avec un maire, une fête, un feu de la St Jean. Les filles du quartier vont en majorité à l’école de la rue de La Garaye, l’école communale des fille : « Je suis allée certainement à l’école maternelle mais je n’ai pas de souvenirs, par contre de l’école primaire beaucoup.
C’était un bâtiment de deux étages : au rez-de-chaussée deux portes hautes, vitrées à mi-hauteur […] Il y avait un escalier en colimaçon pour accéder au premier étage.[…] Dans chaque classe il y avait deux sections, on disait « petite division » et « grande division ».
Ma première institutrice se nommait Mme Sillard ; elle était gentille et douce et avec elle j’ai appris à lire et à écrire.
La maîtresse de la classe n°2 c’était. Mme Notelet, un vrai gendarme, au regard dur, habillée d’une blouse de satinette noire.
Le lundi matin elle vérifiait la propreté, les mains sur la table. On se tenait droites. Elle inspectait tout le monde, dessus et paumes. Et quand les ongles n’étaient pas nets, elle disait « Alors tu es en deuil de ton petit chat ? ». Après on enlevait les chaussettes pour voir si nos pieds étaient propres et puis on devait avoir un mouchoir. Si on n’avait pas de place dans la poche, on devait l’accrocher avec une épingle de sûreté. On nous faisait la morale…
Les salles de classe avaient estrade, tableau noir, bureau de la maîtresse. Nous avions des bureaux attenants et sur le dessus une légère pente  avec une rainure pour mettre craies, porte-plume et deux trous, un à gauche et un à droite pour y mettre un encrier. Les encriers étaient des réservoirs en faïence blanche que l’on enfonçait dans des trous et pour que ce soit joli, nous cousions un motif au point de croix sur des napperons en feutrine épaisse. On faisait un trou au milieu du napperon, on enfonçait l’encrier garni dans le trou du bureau.
On écrivait au porte-plume en faisant des pleins et des déliés. Bien souvent l’encrier contenait de la craie  et des morceaux de buvard (roses) ; ça faisait des pâtés !
La classe était chauffée par un poêle à charbon posé sur une tôle pour éviter de mettre le feu au plancher. Autour du poêle, le pare-feu grillagé nous rassurait. Chaque semaine une élève allumait le poêle et disposait les cahiers : c’était « le service ».
Lorsqu’on avait le cahier sale, on l’accrochait dans le dos et on faisait le tour de la cour.
La cour d’école n’était pas grande : 4 tilleuls y trônaient et le long du mur, c’était le préau avec au mur des robinets alignés qui coulaient dans un grand récipient en zinc.
On jouait à la balle, à la marelle, au mouchoir…
Un jour maman se disputa avec Mme Notelet  pour une absence injustifiée. Ma mère me retira de l’école et je pris le chemin du collège des filles.
J’ai quitté avec regret mon école et aussi ma maîtresse, qui bien que sévère était très juste et m’aimait beaucoup. Je l’ai revue lorsque j’avais 17 ans ; elle me complimenta en public, me dit que j’aurais pu être moi aussi institutrice et ce jour là, j’ai pleuré… »
Jeanne Chesné de retour à La Garaye en décembre 2012




1952 à 1957. Nicole Renault.
Mes instituteurs et institutrices s’appelaient Mesdames Silar, Notelet, Cholet, Simon, Lecorguillé. Ce qui ne me plaisait pas c’est que certaines maîtresses étaient très sévères. Je me souviens que nous avions une blouse rose une semaine et une bleue la suivante.

1953-1954 Chantal Rabilloud Fontaine

Chantal se souvient surtout de Mme Notelet dont elle ne garde pas un très bon souvenir, ça arrive !
« Elle habitait vers le stade et à chaque fois que je retourne à Dinan la vue de sa maison m'assombrit le plaisir d'y revenir.... vous voyez à quel point elle m’ a traumatisée....(.mais n'exagérons rien : j'aime Dinan, où je découvre toujours autre chose ). J'ai d’ ailleurs tout à fait par hasard rencontré sa fille sur une vide grenier en région Parisienne; elle vendait un tableau de St Malo que je lui avais acheté et nous avions discuté de la Bretagne ; elle m'a dit qu'elle était de Dinan et m'a dit son nom; Notelet , ce qui bien sur a fait tilt […].
Il faudrait que je retrouve cette photo de classe au milieu des tas de photos que j'ai à classer et je serais heureuse de retrouver les noms ; je me souviens de Florence Surel , de Jacqueline Thibaut mais n'ai pas beaucoup de souvenirs des autres noms à mettre sur ces visages connus. Je suis repassée cette année près de l'école de la Garaye et elle s est bien modernisée… à mon époque, elle n'était pas ouverte sur l'extérieur, mais entourée de murs de pierres...pour y aller j'empruntais un charmant itinéraire qui était Les Grands Fossés ; je n'avais qu'à traverser cette promenade pour être à la maison ,j'habitais alors rue de l'Ecole près de la porte St Malo.

1956 Hervé Audroin
Je n'ai fréquenté la Garaye qu'en maternelle (a partir de 1956 je crois) comme mon frère ainé et je me souviens de Mme Lemonnier et ses belles blouses roses ou bleues (je la trouvais très belle et toujours bien coiffée).
     Mme Coignard ,était l'épouse sans doute de M. Coignard instituteur redouté des petits dinannais avec sa traction noire et son moignon en fer sur lequel il vissait des ustensiles barbares à l'époque .Mon frère ainé était réputé pour son béret qu'il avait sur la tête en permanance ce qui exaspérait Mme Coignard .Plein de noms d'institutrices comme d'enfants remontent à la surface car je suis dinannais avant tout .

1959 – 1962. Dominique Boissière.

Je suis née en novembre 1953 et je n’avais donc pas encore tout à fait 6 ans quand mon père m’a conduite en septembre 1959 à l’école Maternelle. Il me semble que c’était un bâtiment préfabriqué assorti d’une grande cour et Mme Le Couls en était directrice.
A l’époque, on entrait au CP, à 6 ans révolus et non dans l’année comme aujourd’hui. Mais voilà, quand la maîtresse enseignait les voyelles aux autres élèves, je lui lisais toutes les consonnes, quand elle enseignait les premiers nombres, je comptais les centaines et quand enfin, lors d’un exercice de reconnaissance de petits mots comme « le » « la » « les », je lui ai lu quasi couramment tout le poème qu’elle avait écrit au tableau, elle a décidé de m’envoyer « me faire voir » au CP ! J’imagine que je devais lui « pourrir » la vie et sa classe … !
Surtout ne croyez pas que j’étais surdouée comme on le dirait aujourd’hui. Non, j’étais seulement fille d’enseignants avec de nombreux frères et sœurs …Lire et compter tenait simplement de l’imprégnation et de l’ambiance…
Me voici donc contrainte de gagner l’école primaire avec 3 ou 4 semaines de décalage par rapport aux autres. Et j’ai tout de suite détesté ma nouvelle classe ! Il fallait descendre 5 ou 6 marches pour pénétrer dans une pièce semi-enterrée et mal éclairée par des demi-fenêtres. Quant à ma maîtresse, Mme Rouillé, elle ne me plaisait pas non plus. Je me souviens vaguement de mes doigts constamment tachés d’encre …..Je crois que je renversais mon encrier et que je faisais des pâtés sur mes cahiers… La maîtresse me disputait à cause de mes cahiers « torchons » et pire, me retirait des points à cause de ma mauvaise écriture…. Je crois que ces lignes de lettres majuscules et minuscules m’ennuyaient, que le reste de l’enseignement devait me sembler bien fade, bref ! peu et de mauvais souvenirs de ce CP ! D’ailleurs, je suis incapable de nommer aucune des fillettes de ma classe, sauf peut-être Maryse ? Thuault ? , deuxième petite bouille ronde au dernier rang en partant de la gauche, car c’était la fille de nos voisins de la Cité St-Charles.
Nous allions déjeuner le midi à la cantine des Fossés, grande salle que surveillait mon père. Les filles d’un côté, les garçons de l’autre, pas mal de brouhaha et l’occasion de nous détendre….
En septembre 1960, je suis passée au CE1 avec Mme Chollet. Tout a changé. Nous avions une grande classe haute et claire et je suis sure d’avoir adoré cette maîtresse, que j’ai d’ailleurs gardée au CE2.
Je suis devenue très bonne élève. Maman est décédée le 21 février 1961, au milieu de mon CE1. J’imagine que les maîtresses ont dû comme beaucoup de Dinannais être marquées par la mort de cette collègue de 39 ans, qui laissait 5 enfants de 16 à 7 ans et un mari (plutôt pas mal) éploré.
Mais je ne me souviens de rien. Quelquefois, des gamines me haranguaient dans la cour « C’est vrai qu’ta mère est morte ? » Je répondais avec tout le dédain dont j’étais capable « Oui et alors ? »
Alors pour faire monter la sauce, elles chantaient à tue-tête « Sa mère, elle est morte, sa mère elle est morte… » qu’une remarque adulte faisait tout de suite cesser !
Délicieuse cruauté enfantine ! Mais bon, je n’offrais pas de prise, je ne pleurais pas et j’investissais le plus possible mon travail scolaire.
En CE2, quand même, les maîtresses, dévorées de curiosité, m’ont passée un jour à la question. Qui était ma nouvelle maman, était elle gentille, quand aurait lieu le mariage, où irions nous habiter … ?
Je les ai renseignées, un point c’est tout.
Voilà pour l’histoire de ma scolarité et voici maintenant mes petits souvenirs concrets :
Je précise que malgré ma jeunesse, la cour me semblait très petite, ainsi que le préau. Nous avions le droit de jouer à la grande corde à sauter mais nous étions vite gênées par les autres qui circulaient…
Chaque matin (en 1960 ou 61 je pense…) nous faisions la queue pour recevoir notre petite bouteille de lait. Un quart en verre avec un opercule bleu vif. Et il fallait tout boire…. ! Parfois il était tiède et c’était bon, parfois, il était froid et je crois que les arbustes de la cour ont dû prospérer grâce aux fonds de nos petites bouteilles…..
Le soir, avant l’étude, on nous distribuait aussi des goûters : un morceau de pain de 2 livres avec une mini tablette de chocolat Poulain. J’adorais fourrer ma tablette au milieu du pain…
Vous voyez, on ne nous laissait pas dépérir, d’ailleurs, on a toutes des bonnes joues sur les photos….
Enfin, un jour (en CE2 je pense) on m’a envoyée porter un message à Mlle Le Corguillé. J’ai escaladé les marches de la tourelle comme on monte un donjon pour aller se jeter dans la gueule du dragon ! Une fois devant la porte, J’ai été surprise du calme et du silence, car je m’attendais à des cris, des ordres, des bruits de règle assénées et même peut-être des flammes….
Une voix m’a dit d’entrer et Melle Le Corguillé, enchignonnée m’a souri presque rêveusement, en me remerciant…
Je suis redescendue joyeusement et racontant mon exploit, disait ensuite à qui voulait l’entendre : « Mlle Le Corguillé n’est pas du tout méchante, elle m’a souri… »
Commentaire:
Ce témoignage de grande qualité n’a pas été sans me poser quelques questions. Faut-il tout publier même quand certains propos risquent de froisser ? Mon avis est qu'il est possible de publier en précisant que c’est un jugement personnel, il faut le remettre dans l'époque où il se situe et il ne doit pas être injurieux. Ensuite chacun relativise Nous avons échangé avec Dominique sur cette question et voici quelques extraits de ses réflexions pleines de sagesse: « J'ai relu mon passage sur le CP qui me semble être le plus délicat...Je crois qu'on perçoit bien que mon passage retardé dans cette classe et mon "éveil" ne m'ont pas permis de bien profiter de l'enseignement peut être trop lent ou trop traditionnel de la maîtresse (n'oublions pas que mes parents dispensaient un enseignement inspiré de "L'école libératrice".) Cependant, je pense qu'on peut supprimer le "quant à ma maîtresse, elle ne me plaisait pas non plus" et plus encore si vous jugez que cela pourrait froisser Mme Rouillé.
Le passage sur Mlle Lecorguillé manque un peu d'humour....mais il montre bien à quel point, nous, les enseignants pouvons avoir des réactions d'agacement qui marquent fortement les enfants...
Tout ceci me laisse à penser que dans une vie d'enfant, les souvenirs scolaires qui marquent sont souvent les difficultés, les réprimandes, les punitions parce qu'elles sont l'apprentissage de la loi et des règles sociales....Ces dernières ne deviennent acceptables que lorsque l'on réussit enfin...Etre enseignant, c'est ingrat surtout en début d'année scolaire et c'est tellement plus agréable après 2 ou 3 mois quand la loi est bien intégrée et la confiance réciproque installée.
Alors après tout, il faut avoir de mauvais souvenirs...C'est le signe d'une évolution... »


1961-1962 Claudine Elise (née Hérisson)

J’étais en grande section dans la classe de Mme Coignard. Je me souviens d’un spectacle de fin d’année où j’étais sur scène, très intimidée. Mon pire souvenir c’est le jour où j’ai cassé mon coq en plâtre qui se trouvait en équilibre sur le porte-Manteau du couloir !
En maternelle j’ai appris à coudre, à lire et à écrire…ce qui m’a permis d’entrer directement en CE1…
Dans la cour on faisait des jeux de comptines comme « Entre les deux mon cœur balance » et « Enfilons l’aiguille, l’aiguille, enfilons l’aiguille à coton »…


1965 à 1968 Claudine Paque
Je me souviens de l¹odeur âcre du vieux poêle Godin au fond de la classe et de son tuyau qui passait au-dessus de ma tête le long du plafond.

Je me souviens que nous écrivions avec un porte-plume que nous trempions dans un encrier en porcelaine inséré dans la table sur le côté droit : Les gauchers n'avaient pas encore droit de cité. Le côté gauche de mon majeur était tout le temps teinté de violet.

Je me souviens de l¹escalier en colimaçon, en pierre, pour monter aux classes du 1er étage.

Je me souviens des panneaux qui s¹accrochaient au tableau pour nous présenter des cartes de géographie, la circulation du sang ou illustrer la leçon de morale.

Je me souviens que la maîtresse de CE2 mettait la radio pour une émission qui nous diffusait une leçon de musique.

Je me souviens d¹avoir vu « Bambi » en fin d’année dans la classe de Mademoiselle Lecorguillé qui était en bas avec une entrée particulière sur le côté de l¹école.

Je me souviens de l’estrade en bois : y monter, c’était entrer dans l’espace réservé de la maîtresse.
1966-1971 Pascale Le Faou.
« J'étais à l'école de la Garaye de 1966 à1971, j'ai fait une année de maternelle et cours préparatoire jusqu'au cm2. Voici donc les noms de mes institutrices :
En
maternelle, Mme Treize(directrice), Cp Mme Auffret, Ce1 Mme Yvergneaux; Ce2 Mme Paque; Cm1 Mme Escamilla; Cm2 Mlle Lecorguillé(directrice).
I
l y avait juste le préau dans la cours, un poêle dans les classes, on écrivait au porte-plume sur un pupitre en bois avec un encrier, à chaque vacances nous devions apporter de la cire et des chiffons pour nettoyer notre table. nous avions des blouses.
J
e me rappelle qu'il y avait dans la cours une trappe pour aller chercher le charbon et les maîtresses s'installaient dessus le temps de la récréation pour nous surveiller.
A la maternelle je me rappelle avoir fait un seul spectacle pour noël, il faut dire que j'avais été très malade durant toute l'année.

Nous faisions une sortie scolaire à la fin de l'année, celle qui me reste en mémoire est celle de la visite des châteaux de la Loire en cm2, vraiment magnifique ! »



1971-1972. Christelle Tabary
J'ai effectivement été à l'école maternelle de La Garaye lorsque j'avais 2 1/2 ans entre 1971 et 1972, j'étais petite et je n'y suis pas restée très longtemps puisque je suis allée ensuite à "La Bretonnière" mais j'en ai conservé un grand attachement et des souvenirs impérissables ou plutôt des images d'enfants, par exemple : une grande salle avec du parquet, un poêle dans la pièce (il a sûrement dû disparaître depuis) et ... un poster au dessus de la porte avec un "singe qui suçait son pouce", je l'ai peut-être rêvé, ou bien imaginé ou bien c'était réel ?? à voir, j'ai quelques autres flash de cette école où ma mère m'avait inscrite pour tester si ça me plaisait et oui, je n'ai pas voulu repartir avec elle.

Corinne LEPORT (RECORDA)
L'école de la Garaye a marqué mon enfance, c'est normal c'était mon école et j'ai du mal à passer devant maintenant car elle a tellement changé. J'ai des souvenirs bons et mauvais bien sûr. J'ai un grand souvenir de madame Paque et aujourd'hui encore j'applique des consignes qu'elle m'a appris. Par exemple, en travaux manuel, elle m'a appris à coudre et à chaque fois que je tiens une aiguille dans la main elle revient à mon esprit. d'ailleurs j'aimerais avoir de ses nouvelles. Et puis dans les mauvais souvenirs, je me rappelle, à la cantine être un petit démon et la dame de cantine me tapait sur les doigts, je devais mettre les mains à plat sur la table et avec sa règle elle me tapait sur le jointures, j'en arrivais à ne plus pouvoir plier les doigts, bien sûr je ne disais rien à personne car je savais que je faisais la fofolle au moment du repas… Jusqu'au moment où ma mère s’est aperçue du manège et est venu voir monsieur Le Camus… De ce jour là je n'ai plus été maltraitée à la cantine mais je devais faire la vaisselle. Comme j'arrivais en retard en classe du fait de ma tâche j'étais punie par le maître et ça m'a vite calmé, comme quoi la violence n'a jamais rien réglé.


Helyette Martine Cabanel
J'ai effectué toute ma scolarité à la Garaye, d'ailleurs j'habitais juste en face, au n°26.
J'ai gardé un très bon souvenir de ma scolarité à part deux choses:
- la classe de Mme Fouyer qui se trouvait au sous-sol avec sa remise à charbon et l'on passait nos récréations à remplir ce foutu poêle qui ne chauffait pas cette immense et lugubre salle; mais heureusement l'institutrice était super gentille avec ses élèves même si elle inspectait nos mains avant de nous laisser entrer dans ce trou à rats.

vendredi 1 octobre 2010

Les élèves de maternelle en 1910-1911 La Garaye Dinan

Il y a juste 100 ans, 305 enfants de Dinan, inscrits à l'école maternelle de la rue de La Garaye faisaient leur rentrée.
Qui étaient-ils?
Un registre, miraculeusement parvenu jusqu'à nous, permet d'en avoir le détail.
Une première réaction, en octobre, suite à la publication de la liste des élèves en 1910 à l’école de la Garaye.

Martine Urvoy est la fille de Jean Urvoy - (1898-1989) qui a été professeur au collège de Dinan mais aussi artiste (graveur). Elle recherche depuis de nombreuses années le nom de l'école où il a été scolarisé. Par le Blog, elle a réussi à retrouver le nom des deux sœurs de son père, Jeanne et Alice Urvoy, en maternelle à La Garaye en 1910. Il y a tout lieu de penser que Jean Urvoy a également été scolarisé dans cette école maternelle, la famille habitait alors rue de la Croix.

Elle écrit : « Je suis très contente d'avoir enfin découvert l'histoire de l'école de la Garaye. C'est dans cette école que mon père a appris le français (on parlait gallo chez lui) ».
Merci à Gilles Le Saux (parent d'élève à l'école) qui a transcrit cette liste (avec les dates de naissance). C'est une belle base de données...
Retrouverez-vous un ou une ancêtre ?! Communiquez vos découvertes et pour vous aider, à l'adressesuivante vous pourrez tout imprimer livre_garaye3183

MATERNELLE LA GARAYE 1910/1911
Garçons (153) et filles (152)
ALAIN René 29/10/1905
ALBERGELAT ERNEST 03/06/1905
ALLAIN JEANNE 24/06/1908
ALLO MARIE 15/05/1906
André YVETTE 20/01/1908
ARMEL GASTON 09/10/1907
ARMEL JEANNE 20/07/1906
AUFFRAY LOUISE
AUMONT René 23/06/1906
AVIGNON Angèle 31/01/1907
BAGUENET YVONNE 14/07/1905
BALLAY HENRI 24/02/1907
BARBU FERNANDE 09/08/1908
BARBU FERNANDE 09/08/1908
Baslé AUGUSTIN 15/02/1908
BAUDAIS JEAN 24/10/1906
BAUDET MARGUERITE 03/09/1907
BEDEL JEANNE 01/06/1905
BENOIST René 19/08/1908
Bérichel ALBERTINE 21/02/1905
BERTHELOT ALBERT 15/05/1906
BIGNON MATHILDE 22/02/1905
BITTEBOIS PAUL 06/03/1909
BLAIS Célestin 05/04/1905
BLAIS YVONNE 01/01/1908
BLANCHARD JEAN 29/09/1907
BLOT MAURICE 20/05/1907
BLOT Andrée 11/08/1905
BONNETET ARTHUR 01/10/1906
BOUCHON FERNANDE 17/09/1905
BOUESNARD ARTHUR 27/10/1905
BOUGAULT JOSEPH 24/06/1905
BOUGEARD CHARLES 05/01/1904
BOUGEARD JEAN 12/02/1906
BOUGEARD André 14/04/1907
BOURGOIN LOUIS 28/10/1906
BOURSEUL BERTHE 13/06/1909
BOUVIER LUCIEN 16/04/1908
BRETION YVONNE 15/01/1907
BREXEL GEORGETTE 02/03/1909
BRIAND MARCEL 22/10/1905
BRIAND Léonie 29/01/1907
BRIAND JEANNE 18/07/1908
BROCHU MARCEL 26/03/1905
BRUEL ROGER 29/03/1909
CAILLEBOTTE René 14/01/1905
CALMETTE MARCEL 12/12/1907
CALMETTE Hélène 01/07/1905
CARESMEL Léon 03/06/1906
CAVREL ROBERT 01/01/1907
CHAMPALAUM René 28/09/1906
CHAPELET AUGUSTE 08/02/1905
CHAPELET FERNANDE 17/07/1906
CHARPENTIER LUCIEN 24/01/1905
CHATTON Léon 12/08/1908
CHATTON ALBERT 28/11/1907
CHEANY André 04/08/1907
Chée Eugénie 21/07/1905
CHERMAT CAMILLE 23/01/1906
CHESNAIE HENRI 14/09/1905
CHEVALIER BERTRAND 03/09/1907
CHEVALIER BERNADETTE 13/03/1905
CHEVIRON HENRI 07/06/1907
CHEVRIERE MARIE 17/06/1907
COCHEREL JOSEPH 05/01/1907
COLLET JULIA 30/06/1905
COLLET LAURE 26/07/1908
COLLET ROSA 06/08/1907
COLLEU ADOLPHE 16/05/1905
COLLEU BERTHE 05/01/1907
COLLEU MARIE 15/11/1905
COLLIN PAUL 13/06/1906
COQUET DENISE 22/07/1908
CORVAISIER Eugénie 01/05/1907
COUSQUER LOUIS 05/05/1905
COUSQUER YVES 07/01/1909
CRESPEL Léontine 17/10/1906
CURBIAUX FRANCIS 17/10/1906
DANIEL MADELEINE 18/06/1906
DANIEL ANNE MARIE 29/01/1905
DANIEL Renée 27/01/1907
DARCILLON MARGUERITE 19/07/1905
DARTHENAY Léonce 05/11/1905
DARTHENAY FERNANDE 13/09/1907
DARTOIS MADELEINE 07/05/1905
DAVID LOUIS 01/09/1905
DAVID MARIE 06/08/1905
DELAVIGNE JEANNE 18/03/1907
DELAVIGNE LOUISE 14/07/1905
DEZOUCHE ALBERT 03/09/1905
Dioclès YVONNE 21/07/1905
DOILLON MARIE 07/06/1905
DUBOIS HENRI 24/06/1905
DUGUEN LUCIE 26/06/1907
DUPRAT JEAN 16/11/1907
DUVAL ROBERT 29/08/1907
DUVAL MADELEINE 05/06/1907
DUVAL MADELEINE 19/03/1907
DUVAL RAYMONDE 19/01/1905
ESNAULT Angélina 01/03/1906
ESNAULT GERMAINE 28/02/1906
ESTERNAM MARIE 26/07/1906
Etchévéry MICHEL 10/06/1905
FEINS MADELEINE 27/02/1904
FLAUD MADELEINE 02/01/1908
Fouéré JEAN 05/06/1905
FRAISSE JEAN 31/07/1906
GAETON CHARLES 16/07/1906
GARNIER René 07/02/1909
GARNIER PIERRE 13/09/1907
GARNIER PAUL 18/09/1905
GAUFFENI JEANNE 27/09/1905
GAUTIER GILBERTE 16/05/1907
GAUTIER YVONNE 08/07/1909
GAUTIER MARIE 14/04/1908
GAUTIER ALPHONSINE 30/08/1905
GAUTIER GERMAINE 26/10/1905
GAUTIER JEANNE 28/05/1905
GAUVAIN René 20/03/1905
GENDROT Renée 12/10/1905
GESLIN PAUL 02/11/1908
GICQUEL ALPHONSINE 13/05/1905
GILBERT ARTHUR 05/03/1906
GILBERT FRANCINE 09/01/1909
GILBERT JEANNE 13/07/1907
GIROUX LOUISE 04/07/1906
GOUNOUF MARGUERITE 25/04/1904
GOURDEL Léa 15/07/1907
GRIELLE JEANNE 02/10/1908
Guérin PAUL 07/06/1906
Guérin Léonie 31/07/1905
Guézennec HENRI 27/10/1904
GUIGNARD René 24/09/1906
GUIGOT ROGER 08/10/1905
GUILBERT AUGUSTE 15/08/1908
GUILBERT MADELEINE 25/02/1907
GUILLON MARCELLE 02/05/1909
GUILLOUX GEORGES 21/01/1907
GUIOT René 01/03/1905
HAMON MARIE 23/08/1907
HAMON Renée 01/12/1908
HARDY CONSTANT 15/031905
HAYET Léon 05/07/1906
Hébert MARIE 22/04/1908
Hervé JEANNE 08/04/1909
Hervé ELISE 28/05/1906
HERVO MARIE 19/03/1905
HEURTEL ADOLPHE 15/03/1905
HEURTEL JULIETTE 15/03/1905
HUC ERNESTINE 21/06/1905
HUELVAN ANNETTE 02/10/1906
JACOB ERNEST 13/03/1906
JAIGU ANDRE 27/05/1907
JAMYOT LOUIS 15/07/1907
JAN SUZANNE 07/09/1909
JAN YVONNE 03/04/1907
Jézquel René 19/10/1906
JOUAN ROGER 19/10/1906
KERDERRAIN (?) MADELEINE 01/04/1905
Lainé MARCELLE 15/10/1904
Lanoë MADELEINE 04/07/1905
LAPLANCHE GEORGES 23/10/1906
LAROCHE ERNEST 12/06/1905
LAROCHE ROSALIE 03/05/1906
LAUNAIE LOUISE 01/06/1907
LAUNAIE MARIE 09/02/1905
LE BELLER MARCEL 30/10/1906
LE BLAY MADELEINE 16/11/1908
LE COLLINET Célestin 09/03/1906
LEBON ELIE 01/09/1905
LEBON HENRI 15/06/1906
LEBOURDAIS SUZANNE 03/04/1905
LEBRET GEORGES 05/02/1905
LECOQ LOUISE 02/02/1908
LECOQ ALEXANDRINE 08/04/1906
LEDUC Célestine 30/10/1906
LEGAL FERNAND 21/03/1909
LEJAS ROBERT 04/05/1907
LELARGE HENRI 14/01/1908
Lelièvre René 29/10/1905
LEMASSON MARIE LOUISE 05/10/1906
Lemée LOUISE 19/01/1907
Lenéchet HENRI 05/08/1906
LENOIR ALEXANDRE 06/09/1908
LEPRIEUER Cécile 08/03/1906
LEROUX Renéee 09/01/1907
LEROY YVES 11/04/1908
LESAGE AUGUSTE 16/11/1906
LESAGE JOSEPH 15/03/1905
LESEIGNOUX Hélène 31/08/1905
LETORT ROGER 24/05/1907
LETURDU René 19/04/1907
LETURDU LOUIS 03/06/1905
LORRE GASTON 24/10/1905
LORRE Hélène 01/09/1908
LOUDOUX JACQUES 18/01/1908
LOURIAIS MARGUERITE 24/02/1906
LUCAS JEAN 12/06/1907
Macé ADOLPHE 09/04/1906
Macé Eugène 03/11/0906
Macé EMILIENNE 22/10/1908
MACURDY LEOPOLD 28/08/1906
MALARD René 07/02/1908
MALARD JEANNE 27/09/1904
MALLET MARIE 05/02/1906
MANSION GUSTAVE 12/02/1906
MARANDEAU MAURICE 12/10/1905
MARGARY MARCEL 27/10/1905
MARTIN André 15/12/1908
Mégret SUZANNE 03/04/1908
Mégret ARLETTE 27/04/1905
Ménager YVONNE 04/04/1908
MERDRIGNAC LOUISE 01/03/1906
MICHEL YVONNE 12/01/1906
MILLIRET ROBERT 13/05/1906
MONTFORT MARTHE 08/06/1907
MORICE GERMAINE 01/05/1907
MORIN André 06/03/1906
MORIN LUCETTE 07/01/1905
MOUNIER MAURICE 03/04/1905
NOGRET MARTHE 20/01/1907
NOGUES LOUISE 29/10/1905
NOGUES MADELEINE 29/05/1907
OLLIVIER GEORGES 14/04/1906
Onnée MADELEINE 19/05/1906
ORGELIN André 03/09/1908
OUDIN FRANCIS 17/10/1906
OUVRARD MAURICE 19/06/1908
OUVRIAD RAYMONDE 18/01/1907
PARFOURIE VICTOR 27/01/1905
PARFOURIE ELISABETH 13/01/1904
PENIOR BERTHE 07/11/1908
PERQUY André 10/03/1908
PERRIN JEANNE 22/02/1907
PERUSE LOUISE 26/05/1908
PEYROU ERNEST 04/03/1905
PIEDVACHE ANDRE 03/11/1906
PIEDVACHE CHARLES 08/10/1908
PIEDVACHE ARMANDINE 06/10/1904
PIEL FRANCOIS 14/05/1905
PILLON JEAN 02/06/1908
PINSART MADELEINE 28/12/1908
POIRIER HELENE 01/05/1905
POISSON André 24/02/1905
Pontdemé René 15/05/1905
Pontdemé GERMAINE 22/01/1907
POURCEL BLANCHE 15/11/1906
POURCEL CHARLOTTE 29/08/1908
POUREL MADELEINE 15/10/1905
POUTEL MARIE 28/02/1908
PRIME LUCIEN 15/05/1908
PRIME MARGUERITE 16/10/1904
Progé MARIE 02/02/1905
Quérey René 02/02/1905
Quéromnès JEAN 22/06/1906
Quéromnès ALBERT 07/02/1909
RABAS MARIE 03/02/1907
RANGER JACQUES 13/10/1905
RANGER YVES 03/02/1908
RAULT LUCIENNE 25/10/1906
REGLAIN JEAN 05/04/1905
RENARD MARCEL 07/06/1907
RENAULT ROMAIN 28/05/1908
RENAULT SIMONE 15/07/1906
RENAULT VICTORINE 01/091906
RIBAULT JEAN 03/03/1905
RICHARD HENRY 01/07/1908
RIVIERE EMILE 12/01/1905
ROBERT SIMONNE 18/10/1907
ROCHEFORT AUGUSTINE 05/10/1907
ROCHEFORT MARTHE 16/09/1906
ROLLAND JOSEPH 15/03/1907
ROLLAND HERMINE 05/07/1907
RONDEAU MARCEL 24/06/1906
ROUAULT LEONTINE 14/04/1908
ROUAULT MARIE 19/03/1905
ROUAULT LOUISE 02/08/1905
Rouillé MARGUERITE 05/03/1906
ROULET MAXIME 17/05/1906
ROULET ROGER 09/07/1909
ROULET ANNE MARIE 20/02/1908
ROULIER STELLA 28/01/1905
ROULIER ELIANE 25/07/1905
ROUXEL ANNE MARIE 16/10/1908
ROUXEL YVONNE 0303/1906
ROUXEL COLETTE 03/03/1907
ROUXEL Andrée 20/06/1906
RUELLO GASTON 01/05/1905
SAMSON Ren 09/03/1907
SCARDIN JEAN 18/07/1909
SCHERFLING FERDINAND 10/01/1908
SEELI MARGUERITE 25/05/1905
Sénéchal PIERRE 20/04/1906
Sénéchal ELISABETH 25/03/1904
SIMON ALBERT 22/10/1905
SIMON MAURICE 01/11/1905
SORET ESTELLE 02/07/1906
SOULAS EDWARD 28/08/1905
SOUPLET René 20/03/1906
STAKENBURG MARTHE 03/05/1907
STAKENBURG DENISE 11/07/1906
TEXIER MADELEINE 08/11/1907
TOUTEL EMILE 05/05/1905
TRATRAIN LOUIS 15/02/1905
Trégouët André 15/03/1905
Tréhorel CHARLES 19/07/1905
URVOY ALICE 19/07/1905
URVOY JEANNE 19/07/1905
VEILLET AUGUSTE 27/10/1905
VEILLET FRANCIS 25/09/1904
VEILLOT EMILE 18/11/1908
VERGER LOUISA 28/02/1905
VIOT René 15/04/1906
VIOT MARIE 04/09/1908
YVERGNIAUX YVONNE 01/10/1907